Le numéro 7 paraît indissociable de Cristiano Ronaldo. Pourtant, à son arrivée à Manchester United, le Portugais avait une autre idée. Alex Ferguson lui a imposé un héritage avant même qu’il puisse écrire sa propre histoire.
En août 2003, Cristiano Ronaldo débarque à Manchester United à 18 ans. Il quitte le Sporting avec ses habitudes, dont un numéro : le 28. Selon le récit qu’il a livré à plusieurs reprises, il souhaite le conserver en Angleterre. Ferguson lui répond qu’il portera le 7.
Un maillot déjà lourd d’histoire
Le choix n’a rien d’anodin à Old Trafford. George Best, Éric Cantona et David Beckham ont précédé le Portugais avec ce numéro. Pour un adolescent qui change de pays et de championnat, la comparaison arrive donc immédiatement.
Ronaldo racontera avoir demandé si le 28 était disponible, avant de s’incliner devant la décision de son entraîneur. Dans ses déclarations rapportées dès 2007, il reconnaît l’honneur associé à cette succession. Il souligne aussi que son obligation de donner le maximum aurait été la même avec un autre chiffre dans le dos.
La confiance de Ferguson dépassait le numéro
Quelques années plus tard, le regard du technicien écossais donne une autre dimension à cette décision initiale. En novembre 2007, Ferguson distingue publiquement Ronaldo pour ses qualités techniques et son imagination, malgré les grands joueurs déjà passés sous ses ordres. Le jeune ailier s’est installé parmi les références de son équipe.
Le parcours du numéro rappelle toutefois que rien n’était automatique. Lors de sa première saison au Real Madrid, en 2009-2010, Ronaldo porte le 9 : le 7 appartient encore à Raúl. Même pour celui qui deviendra mondialement identifié à « CR7 », le choix du maillot a d’abord dépendu de l’histoire des clubs et des décisions des autres.
