En septembre 2024, Luis Enrique avait associé ses obligations médiatiques à une concession spectaculaire sur son salaire. Une déclaration révélatrice de son rapport au métier, à condition de ne pas la transformer en réduction de rémunération réellement négociée.
Le 26 septembre 2024, avant une rencontre contre Rennes, Luis Enrique est interrogé sur ses relations avec les journalistes. Le sujet prolonge des propos tenus dans un documentaire qui lui est consacré. L’entraîneur du PSG explique alors qu’il accepterait, s’il pouvait choisir, de renoncer à 25 %, voire 50 % de son salaire pour ne plus participer aux conférences de presse.
Une préférence personnelle, pas un accord
Le chiffre frappe, mais le conditionnel compte. Luis Enrique ne présente ni une offre de son club ni un avenant à son contrat. Il expose le prix qu’il dit être prêt à payer pour échapper à cet exercice.
Il ajoute lui-même que cette possibilité lui paraît irréalisable, les engagements pris avec les clubs comprenant des obligations de communication. Aucune baisse de salaire ne découle donc de cette déclaration. Le montant évoqué sert avant tout à mesurer son manque d’enthousiasme pour les rendez-vous médiatiques imposés.
L’après-match lui coûtait davantage
Luis Enrique apporte aussi une nuance à l’image d’un entraîneur refusant toute discussion. Il affirme apprécier les échanges et rappelle ne pas avoir écourté les conférences. Son envie d’y échapper ne signifie pas, dans son explication, qu’il ne supporte aucune conversation avec les journalistes.
Il insiste surtout sur les interventions après les rencontres, lorsque l’énergie lui manque. Ce détail donne un sens plus précis à sa sortie : l’entraîneur doit encore répondre, expliquer et commenter une fois son travail au bord du terrain terminé. En évoquant une part de son salaire, Luis Enrique avait trouvé une manière particulièrement sonore de dire combien cette dernière séquence pouvait lui peser.
