Paul Seixas n’avait déjà plus grand-chose d’un simple espoir. Sa médaille de bronze dans le contre-la-montre des Mondiaux de Montréal vient encore de déplacer le curseur. Dimanche, le Français abordera la course en ligne avec un statut extrêmement rare à seulement 19 ans : celui de leader désigné des Bleus capable de jouer très haut.
Dimanche, Seixas a terminé troisième du contre-la-montre mondial. Seuls Remco Evenepoel et Filippo Ganna l’ont devancé.
Le Français a terminé à 1’13 » du Belge, auteur d’un quatrième titre mondial consécutif inédit. Pour Seixas, ce bronze constitue déjà une performance considérable : aucun Français n’était monté sur le podium mondial du contre-la-montre masculin depuis onze ans.
Mais ce résultat intervient surtout au terme d’une saison qui a définitivement changé sa dimension.
Voeckler avait déjà fait son choix
Avant même les Mondiaux, Thomas Voeckler avait annoncé que Seixas serait le leader de l’équipe de France pour la course en ligne.
Le pari était fort compte tenu de son âge. Il apparaît désormais beaucoup moins audacieux. Seixas a gagné le Tour du Pays basque et la Flèche Wallonne cette saison, avant de terminer quatrième du Tour de France puis de décrocher ce bronze mondial contre la montre.
Il ne débarquera donc pas dimanche comme un jeune Français venu apprendre.
Un parcours qui peut lui convenir
La course élite masculine proposera 273,7 kilomètres et environ 3 800 mètres de dénivelé. Le circuit montréalais, construit autour du mont Royal, favorise les coureurs capables de répéter les efforts et de résister à une course d’usure.
Le contexte reste extrêmement relevé. Remco Evenepoel a démontré dimanche sa condition exceptionnelle et plusieurs des meilleurs puncheurs du monde viseront également le maillot arc-en-ciel.
Mais le changement est là : une médaille de Seixas dimanche ne constituerait désormais plus une immense surprise. Après son chrono, la France peut réellement construire sa course autour de lui.
