Novak Djokovic, Thibaut Courtois, Felipe Massa, Kevin Magnussen, Idrissa Gueye ou encore Lucas Leiva : l’actionnariat du Mans commence à ressembler à un casting improbable. Pourtant, derrière l’accumulation de grands noms se cache une stratégie beaucoup plus rationnelle qu’un simple coup de communication.
Idrissa Gueye et Lucas Leiva sont les derniers sportifs à avoir rejoint le projet manceau. Pris séparément, chaque investissement pourrait ressembler à l’envie d’une personnalité sportive de diversifier son patrimoine.
Mis bout à bout, les noms racontent désormais autre chose.
Le Mans attire volontairement des sportifs issus de disciplines et de pays très différents. Football, tennis, Formule 1 : le club construit autour de lui un réseau dont la valeur ne se mesure pas uniquement au montant investi.
Acheter petit pour espérer grandir
La logique économique est intéressante.
Prendre une participation dans un géant européen demande des moyens considérables et offre peu de possibilités d’influencer réellement le projet. Investir dans un club situé beaucoup plus bas dans la pyramide permet au contraire de miser sur sa progression.
Une montée, une amélioration des revenus ou une hausse de la valeur du club peut alors mécaniquement augmenter celle de la participation.
Le risque est évidemment beaucoup plus important : sans progression sportive, aucune célébrité ne suffira à transformer l’investissement en réussite.
Djokovic et Courtois apportent quelque chose d’inestimable
Le Mans bénéficie aussi d’une monnaie particulièrement recherchée dans le football moderne : l’attention.
L’arrivée de Djokovic a fait parler du club bien au-delà de la France. Courtois offre une exposition dans le monde du football, Massa et Magnussen dans celui du sport automobile.
Chaque nouvel investisseur renforce ainsi les précédents.
Le pari du Mans ne consiste donc pas simplement à collectionner des noms célèbres. Le club tente de transformer leur argent, leur réseau et surtout leur puissance médiatique en accélérateur.
Reste maintenant la partie la plus compliquée : faire suivre le terrain.
