Matthieu Jalibert avait enfin réussi à renverser une hiérarchie qui lui avait longtemps été défavorable chez les Bleus. Sa blessure à la cuisse arrive donc au pire moment. L’ouvreur de l’UBB doit manquer environ six à huit semaines et sa participation aux rendez-vous internationaux de novembre est désormais incertaine. À moins d’un an du Mondial 2027, Fabien Galthié pourrait être contraint de rouvrir un dossier qu’il pensait avoir enfin stabilisé.
Treize minutes ont suffi pour bouleverser le début de saison de Matthieu Jalibert.
Touché contre le Stade Français, le Bordelais souffre d’une déchirure du quadriceps droit. Les examens ont confirmé une indisponibilité estimée entre six et huit semaines.
Pour l’UBB, perdre son maître à jouer constitue évidemment un énorme coup dur.
Mais les conséquences dépassent désormais largement Bordeaux.
Jalibert avait enfin pris une autre dimension chez les Bleus
Le contexte rend la blessure particulièrement frustrante.
Après des années durant lesquelles Romain Ntamack semblait disposer d’une avance considérable dans la hiérarchie française, Jalibert avait réussi à se réinstaller durablement chez les Bleus.
Son association avec Antoine Dupont avait notamment convaincu et son jeu semblait beaucoup plus complet qu’auparavant.
À moins d’un an de la Coupe du monde, le duel entre les deux ouvreurs entrait donc dans une nouvelle phase.
Six à huit semaines qui changent tout
Le problème est désormais mathématique.
Avec une indisponibilité pouvant atteindre huit semaines, Jalibert arrive exactement dans la zone de danger pour les rencontres internationales de novembre.
Même s’il revient juste avant le rassemblement, son manque de rythme pourrait pousser le staff français à ne prendre aucun risque.
Galthié doit donc préparer d’autres solutions.
Ntamack peut reprendre la main
Romain Ntamack apparaît naturellement comme le premier bénéficiaire sportif de cette situation.
Le Toulousain possède une immense expérience internationale et connaît parfaitement Dupont. Mais le staff dispose également de Thomas Ramos, capable d’évoluer à l’ouverture, tandis que plusieurs solutions plus expérimentales peuvent être travaillées.
La blessure de Jalibert ne décide évidemment pas de la hiérarchie pour le Mondial.
Elle lui retire cependant plusieurs semaines particulièrement précieuses au moment où chaque rassemblement compte.
Après avoir enfin réussi à remettre son nom au centre du projet français, le Bordelais va maintenant devoir gagner une autre course : celle contre le temps.

