Zinédine Zidane va vivre ce vendredi soir son premier match comme sélectionneur au Stade de France. Et le hasard du calendrier lui offre l’Italie, vingt ans après la finale de la Coupe du monde 2006 et son fameux coup de tête à Marco Materazzi. Interrogé sur l’épisode qui a mis fin à sa carrière de joueur, Zidane n’a pas cherché à fuir. Il assume toujours ce geste sans pour autant en être fier.
Il y avait probablement des adversaires plus neutres pour une première au Stade de France.
Mais Zinédine Zidane retrouvera l’Italie.
Vingt ans après Berlin.
Son dernier match comme joueur reste indissociable de cette finale de Coupe du monde perdue aux tirs au but et de son expulsion après son coup de tête à Marco Materazzi.
Zidane n’a « pas de regrets »
La question était inévitable.
Zidane y a répondu jeudi en conférence de presse. Le sélectionneur français reconnaît ne pas être fier de ce qu’il s’est passé mais explique ne pas vivre avec des regrets.
Pour lui, cet épisode appartient simplement à son parcours.
Une carrière ne peut pas être constituée uniquement de moments parfaits.
Le message est clair : Zidane n’efface pas Berlin, mais refuse également d’être résumé à cette soirée.
Le Stade de France, c’est surtout 1998
Car le décor de ce vendredi renvoie également à des souvenirs beaucoup plus heureux.
C’est au Stade de France que Zidane a inscrit ses deux buts de la tête contre le Brésil lors de la finale de la Coupe du monde 1998.
C’est là qu’il est devenu définitivement l’une des plus grandes icônes du sport français.
Cette fois, il n’entrera pas sur la pelouse.
Il s’installera sur le banc.
Deux matchs, deux victoires
Sportivement, les débuts sont pour l’instant parfaits.
La France s’est imposée 1-0 en Turquie puis 1-0 en Belgique. Six points, aucun but encaissé et la première place du groupe avant de recevoir l’Italie.
Zidane devrait cette fois retrouver plusieurs de ses titulaires après avoir largement fait tourner à Bruxelles.
Ousmane Dembélé, Michael Olise et Désiré Doué sont notamment attendus devant.
Vingt ans après avoir quitté la scène internationale face à l’Italie, Zidane retrouve donc exactement le même adversaire.
Mais avec un costume complètement différent.
