Le PSG souhaite pouvoir agrandir le Parc des Princes. Sophie Taillibert, fille de son architecte, soutient le maintien du club dans l’enceinte mais conteste la transformation envisagée. Un désaccord qui dépasse largement la question du nombre de places.
Rester au Parc ne signifie pas forcément s’entendre sur son avenir. Sophie Taillibert s’oppose à la solution technique qui lui a été présentée pour porter sa capacité à 70 000 spectateurs. Elle estime qu’elle dénaturerait l’œuvre de son père, Roger Taillibert. Le PSG répond qu’aucun projet architectural définitif n’est arrêté.
Ce qu’elle refuse de voir disparaître
Selon Sophie Taillibert, l’intervention prévoit notamment la suppression d’éléments majeurs de la couverture et de la structure actuelle. Elle décrit une transformation très lourde, dont seuls certains éléments seraient conservés. Son opposition porte sur cette méthode, pas sur la présence du PSG.
Elle écarte aussi l’idée de négocier son accord contre une compensation financière. Sa priorité déclarée reste la préservation de l’architecture. Le dossier ne peut donc pas se résumer à une discussion sur le prix du stade ou le financement des travaux.
Un même attachement, deux visions du Parc
Le club assure vouloir poursuivre les échanges et rappelle qu’il étudie toujours trois sites : le Parc, Massy et Poissy. À Paris, l’objectif consiste à déterminer comment agrandir l’enceinte en conservant son identité. La mairie estime, de son côté, qu’une évolution respectueuse de son patrimoine est possible.
Voilà toute la difficulté. Le PSG et Sophie Taillibert peuvent souhaiter la même adresse sans accepter le même stade. Avant de présenter un maintien au Parc comme une affaire réglée, il faudra donc répondre à une question très concrète : quelle part de son architecture peut changer sans faire disparaître ce que chacun souhaite conserver ?
