Paul Seixas n’a cherché aucune excuse après sa quinzième place aux Championnats du monde. Victime de crampes alors qu’il se trouvait encore dans le groupe capable de jouer la victoire, le Français a parlé d’une « erreur de gamin » et même d’une « honte ». Mais à froid, une autre lecture apparaît. Seixas s’est retrouvé beaucoup trop seul dans le final et Thomas Voeckler vient justement d’assumer personnellement les choix qui ont conduit à cette situation. Le10Sport
Paul Seixas aurait pu chercher des circonstances atténuantes.
À seulement 20 ans, le Français disputait un Championnat du monde particulièrement ouvert et faisait partie des hommes encore capables de jouer le titre dans le final.
Puis son corps a lâché.
Des crampes l’ont sorti de la bataille et Seixas a finalement terminé quinzième.
« C’est une honte ce que j’ai fait »
Sa réaction après l’arrivée a été extrêmement dure.
Seixas a immédiatement pris l’échec sur lui. Il considérait avoir les jambes nécessaires pour réussir une grande course et s’en voulait terriblement d’avoir craqué à cause de crampes.
Le Français a même parlé d’une erreur de gamin.
Une sévérité impressionnante pour un coureur qui n’a que 20 ans et qui se trouvait encore parmi les meilleurs mondiaux dans le final.
Voeckler reconnaît un problème
Thomas Voeckler a justement tenu à déplacer une partie de la responsabilité.
Le sélectionneur français reconnaît que Seixas s’est retrouvé trop isolé trop tôt. Il assume également les décisions tactiques prises par l’encadrement.
La France avait choisi une stratégie agressive, mais celle-ci n’a pas permis de conserver suffisamment de soutien autour de son leader lorsque les grands favoris ont commencé à bouger.
Seixas a donc dû répondre lui-même aux attaques.
Une défaite qui confirme surtout son nouveau statut
La déception est évidemment immense.
Mais il y a aussi quelque chose d’assez révélateur dans la réaction de Seixas : à 20 ans, une quinzième place aux Mondiaux est désormais vécue comme un échec.
Le Français n’est déjà plus considéré comme un jeune venu apprendre.
Il était là pour gagner.
Et si Voeckler reconnaît aujourd’hui que l’équipe aurait dû mieux l’entourer, c’est aussi parce que la hiérarchie a changé : désormais, lorsque Paul Seixas prend le départ d’un grand rendez-vous avec les Bleus, toute la stratégie peut être construite autour de lui.
