Le PSG a réalisé l’une des plus grosses ventes de son histoire cet été en cédant Gonçalo Ramos à l’AC Milan pour environ 74 millions d’euros hors bonus. Quelques semaines plus tard, le Portugais peine encore à justifier un tel investissement en Italie. Et Hernan Crespo vient d’appuyer là où ça fait mal : selon l’ancien buteur milanais, Ramos n’a tout simplement jamais eu le statut d’un « top joueur ».
Paris avait longtemps été critiqué pour son incapacité à vendre correctement ses joueurs. L’été 2026 a complètement inversé la tendance, avec plusieurs opérations particulièrement lucratives et notamment le départ de Gonçalo Ramos vers l’AC Milan.
L’attaquant portugais avait pourtant rarement été considéré comme un titulaire indiscutable à Paris. Luis Enrique appréciait son efficacité dans la surface et son implication collective, mais Ramos est resté soumis à une concurrence considérable durant ses trois dernières saisons au PSG.
Milan a malgré tout accepté de miser environ 74 millions d’euros hors bonus sur lui. Un montant qui change forcément la manière dont ses performances sont désormais jugées.
Crespo pose la question qui dérange
Le début de saison n’a rien de catastrophique, mais il n’est pas encore à la hauteur de l’investissement consenti. Ramos ne compte qu’un but après ses six premières apparitions sous ses nouvelles couleurs.
Hernan Crespo s’est donc penché sur le rendement du Portugais. L’ancien attaquant rappelle que Ramos a inscrit 53 buts en 131 rencontres lors de ses trois dernières saisons parisiennes, soit une moyenne respectable mais loin des standards des attaquants les plus dominants d’Europe.
Son constat est surtout beaucoup plus sévère lorsqu’il faut mettre un mot sur le statut du joueur : Ramos est selon lui un excellent élément, mais pas un véritable « top joueur ».
Le prix change complètement le débat
À 25 ou 30 millions d’euros, les premiers mois de Ramos auraient probablement suscité beaucoup moins de questions.
À 74 millions hors bonus, tout change. L’AC Milan n’a pas acheté un attaquant de complément mais un joueur supposé devenir une référence de son secteur offensif.
Crespo refuse d’ailleurs de condamner définitivement le Portugais. Il souligne son travail sans ballon et son investissement collectif, mais estime que le prix payé place automatiquement Ramos sous une pression considérable.
Le PSG a peut-être parfaitement choisi son moment
C’est aussi ce qui rend l’opération parisienne particulièrement intéressante.
Le PSG connaissait parfaitement Ramos après trois saisons et savait qu’il pouvait rendre énormément de services sans forcément devenir son attaquant incontournable. Lorsque Milan a proposé une somme aussi importante, Paris a préféré encaisser.
Il faudra évidemment plusieurs mois pour juger définitivement ce transfert. Mais après seulement quelques semaines, une question commence déjà à se poser en Italie : Milan a-t-il payé le prix d’un grand buteur pour un joueur qui ne l’est peut-être pas ?
À Paris, personne ne semble pour l’instant regretter les 74 millions d’euros.

