Arsenal : Arteta prolongé à prix d’or… d’autres salariés ont reçu un tout autre message

Arsenal vient de sécuriser l’avenir de Mikel Arteta. Dans les bureaux du club, l’horizon est beaucoup moins rassurant : jusqu’à 60 emplois seraient menacés par un projet de réduction des coûts. Un contraste qui provoque déjà des réactions chez les supporters.

Deux annonces, deux ambiances. Le 7 octobre, Arsenal officialisait la prolongation de Mikel Arteta jusqu’en 2030. Une semaine plus tard, selon une information du Telegraph relayée par Arseblog, les salariés apprenaient qu’un projet de réorganisation pourrait entraîner jusqu’à 60 suppressions de postes. La stabilité offerte à l’entraîneur tranche avec l’incertitude qui touche une partie du personnel.

Le secteur sportif épargné

D’après ces informations, le directeur général Richard Garlick a présenté le projet aux équipes le 14 octobre. Il ferait suite à un audit réalisé par le cabinet BCG. Le département football, la fondation du club et les services de sécurité ne seraient pas concernés. L’effort demandé se concentrerait donc sur d’autres fonctions de l’organisation.

Arsenal a indiqué à Arseblog vouloir rechercher des possibilités de reclassement lorsque cela serait possible. Le chiffre de 60 correspond ainsi au nombre maximal de postes menacés, pas à autant de licenciements déjà prononcés. Mais cette perspective suffit à susciter des critiques dans les commentaires des supporters. Le rapprochement avec les sommes consacrées au football est immédiat.

Des recettes record ne garantissent pas des bénéfices

Le contexte financier rend cette annonce plus difficile à comprendre au premier regard. Les comptes 2024-2025 ont montré une nouvelle progression des revenus du club, tandis que les dépenses continuaient de peser sur le résultat. Encaisser davantage ne signifie donc pas disposer de bénéfices équivalents. Arsenal poursuit simultanément ses investissements sportifs et la recherche d’économies.

Cela ne suffit pas à expliquer quels emplois doivent disparaître, ni pourquoi. Le club devra défendre la cohérence de ses choix auprès des personnes concernées. La rémunération d’Arteta, estimée à 20 millions de livres annuels dans la presse britannique, donne une force particulière à ce contraste. À Arsenal, la même stratégie de développement ne produit décidément pas les mêmes garanties pour tout le monde.

Vincent Rivor
Journaliste sportif depuis plus de quinze ans, Vincent Rivor a couvert l’actualité du sport et notamment du football pendant l’essentiel de sa carrière. Ancien responsable éditorial dans un média sportif national, il apporte aujourd’hui son expérience à SportsXpress, avec une attention particulière portée au football français et international, mais aussi aux autres grandes actualités sportives.