De l’OM à Arsenal, Flamini préparait une autre vie… et il avait une raison de la garder secrète

Mathieu Flamini n’a pas attendu la fin de sa carrière pour devenir entrepreneur. Pendant qu’il jouait encore au plus haut niveau, l’ancien milieu développait une entreprise de chimie verte. Une aventure qu’il a d’abord préféré garder pour lui.

La reconversion de Mathieu Flamini avait commencé bien avant son dernier match. Dans le podcast de L’Express « Anatomie d’une décision », publié le 12 octobre, l’ancien joueur de l’OM, d’Arsenal et de l’AC Milan revient sur cette double activité. Ses heures libres servaient déjà à apprendre un autre métier. Il préparait son avenir pendant que sa carrière de footballeur continuait.

Avant d’en parler, il voulait comprendre

Flamini explique avoir consacré une partie de son temps disponible au développement de son entreprise. Là où certains partenaires choisissaient les jeux vidéo, le shopping ou les promenades, il travaillait sur ce projet. Il ne présente pas cela comme une recette universelle. C’était une autre passion, nourrie dès l’enfance par les sorties en mer et les collectes de déchets avec son père.

Mais il ne voulait pas immédiatement raconter cette aventure. Son choix était de maîtriser suffisamment le sujet avant de répondre aux questions. L’ancien international cherchait donc d’abord à se former et à s’entourer. Une précaution utile dans un domaine où sa réputation de footballeur ne pouvait pas remplacer les compétences scientifiques.

La surprise était aussi dans les matières qu’il détestait

L’intéressé relève lui-même le paradoxe. À l’école, l’anglais et la chimie ne l’attiraient guère ; ces deux matières occupent désormais une place centrale dans son quotidien. Sa société, GFBiochemicals, développe des alternatives biosourcées à des ingrédients issus du pétrole. Dans un entretien publié en juillet par Lombard Odier, il expliquait travailler avec des industriels pour faire entrer ces solutions dans leurs produits.

Le changement de métier a surtout imposé une autre patience. Flamini raconte qu’il a fallu plus de dix ans pour passer d’une idée à un produit commercialisé. Cette durée éclaire davantage son parcours que les estimations de fortune qui circulent à son sujet. Sa seconde carrière ne s’est pas construite après la première : elle a grandi à côté, longtemps avant d’occuper toute la place.

Vincent Rivor
Journaliste sportif depuis plus de quinze ans, Vincent Rivor a couvert l’actualité du sport et notamment du football pendant l’essentiel de sa carrière. Ancien responsable éditorial dans un média sportif national, il apporte aujourd’hui son expérience à SportsXpress, avec une attention particulière portée au football français et international, mais aussi aux autres grandes actualités sportives.