Cinq nouveaux joueurs, plusieurs retours et surtout une impressionnante liste d’absents. Pour son premier rassemblement à la tête de l’équipe de France, Zinédine Zidane n’a pas simplement repris l’héritage de Didier Deschamps. Plusieurs noms importants restent à la maison et, pour certains, la question de leur avenir chez les Bleus commence déjà à se poser.
Onze Mondialistes disparaissent
La première liste de Zidane compte 23 joueurs, dont cinq nouveaux : Guillaume Restes, Andy Diouf, Jérémy Jacquet, Lucas Da Cunha et Estéban Lepaul.
À l’inverse, onze joueurs présents à la dernière Coupe du monde ne participeront pas à ce premier rassemblement de l’ère Zidane.
Brice Samba disparaît notamment de la hiérarchie des gardiens. Guillaume Restes, 21 ans, lui a été préféré derrière Mike Maignan.
En défense, Lucas Hernandez et Lucas Digne ne sont pas retenus. Malo Gusto, Wesley Fofana et Matthieu Udol manquent également à l’appel. Théo Hernandez et William Saliba sont, eux, blessés.
Kanté, symbole d’un changement d’époque
Au milieu, le cas de N’Golo Kanté est probablement le plus symbolique. À 35 ans, le champion du monde 2018 n’est pas convoqué.
Zidane a assumé son envie de rajeunir son groupe. Le nouveau sélectionneur prépare évidemment les prochaines échéances, mais également un cycle qui doit mener jusqu’à la Coupe du monde 2030.
Aurélien Tchouaméni est également absent, mais son cas est très différent. Zidane a expliqué préférer le laisser poursuivre sa remise en condition au Real Madrid après une longue période d’arrêt.
Khéphren Thuram, Mattéo Guendouzi ou encore Boubacar Kamara restent également à quai.
Marcus Thuram et Akliouche également absents
L’attaque réserve elle aussi quelques surprises. Marcus Thuram n’est pas convoqué, pas plus que Maghnes Akliouche, Jean-Philippe Mateta ou Senny Mayulu.
Estéban Lepaul profite au contraire de son excellente dynamique avec Rennes pour connaître sa première convocation.
Attention toutefois à ne pas tirer trop rapidement des conclusions définitives. Une première liste ne condamne personne et plusieurs absences s’expliquent par la forme physique ou le contexte du moment.
Mais Zidane vient malgré tout d’envoyer son premier message : changer de sélectionneur va aussi changer la hiérarchie.
