Si Didier Deschamps ou Zinédine Zidane ont brillamment réussi leur reconversion d’entraîneur, Bixente Lizarazu a quant à lui opté pour une carrière dans les médias. L’ancien défenseur des Girondins et du Bayern Munich n’a jamais songé à diriger une équipe pour ne pas bousculer son équilibre personnel.
La plupart des champions du monde 1998 ont entamé une reconversion dans le monde du football. Si certains ont décidé de s’inspirer d’Aimé Jacquet en devenant entraîneur, à l’instar de Laurent Blanc, Didier Deschamps, Patrick Vieira et désormais Zinédine Zidane à la tête des Bleus, d’autres ont préféré se lancer dans les médias dans un rôle de consultant. C’est le cas notamment de Frank Leboeuf, Emmanuel Petit, Christophe Dugarry ou encore Bixente Lizarazu, que l’on retrouve sur TF1 depuis 2009. Un choix qui s’est fait naturellement pour l’ex-défenseur du Bayern Munich, écartant rapidement l’idée de devenir entraîneur.
Un choix de vie avant tout, pas un choix de carrière
« Quand tu arrêtes le foot, tu ne sais pas tellement ce que tu as envie de faire. Donc tu profites des propositions pour expérimenter. J’ai accepté de travailler en télévision pour voir ce que ça pouvait donner, pour voir si ça pouvait me plaire. Mais j’ai surtout fait un choix de vie », expliquait Bixente Lizarazu en 2014, dans un entretien accordé à Puremédias. « Pour des raisons personnelles, je voulais me réinstaller au Pays basque. C’était important de revenir chez moi, pour continuer à faire du sport et voyager. À partir de là, il fallait que je trouve un métier qui me permette de faire des aller-retours. J’ai eu une approche très pragmatique de ma reconversion. La vie d’entraineur par exemple, c’est être en permanence en déplacement. Et après dix ans à l’étranger, en Allemagne et à Bilbao, je voulais revenir chez moi. » Sans formation de journaliste, il a appris le métier sur le tas, notamment aux côtés de Christian Ollivier, le patron des sports de RTL, avant de rejoindre TF1 où il s’épanouit toujours aujourd’hui.
« Je ne me vois pas casser tout ce que j’ai construit »
Relancé à plusieurs reprises sur la perspective de s’asseoir un jour sur un banc de touche, Bixente Lizarazu a toujours eu les idées claires sur la question. « Je ne me suis clairement pas engagé vers ça. Il y a peu de chances que ça se présente. C’est incompatible avec ma vie actuelle. Il faudrait remettre en cause tout mon mode de vie auquel je suis très attaché… Je ne me vois pas casser tout ce que j’ai construit… Et j’ai de la suite dans les idées. » Une position que l’ancien international français maintient depuis maintenant plus d’une décennie, contrairement à d’autres champions du monde 1998 qui ont fait le choix inverse. Alors que Zinédine Zidane vient tout juste de prendre les rênes de l’équipe de France en tant que sélectionneur, l’exemple de Bixente Lizarazu rappelle que tous les anciens champions du monde n’ont pas emprunté le même chemin de reconversion, chacun ayant suivi une voie en accord avec ses propres priorités de vie.
