Nicolas Batum a officiellement mis un terme à sa carrière à 37 ans. Après 18 saisons en NBA, 177 sélections avec l’équipe de France et plus de deux décennies au plus haut niveau, l’ancien capitaine des Bleus aurait pu choisir n’importe quel moment pour annoncer sa retraite. Il a pourtant attendu précisément le 21 septembre 2026. Et ce choix raconte une histoire beaucoup plus personnelle que sportive.
Nicolas Batum ne voulait visiblement pas que sa carrière s’achève par un simple communiqué. Pour annoncer sa retraite, le Français est retourné à Pont-l’Évêque, dans le gymnase normand où il avait commencé à jouer au basket. Face à lui, son fils Ayden, 10 ans. Une manière de boucler la boucle après 21 années de carrière professionnelle.
Mais le décor n’était pas le seul élément soigneusement choisi. Batum a publié son annonce le 21 septembre 2026. Exactement trente-cinq ans plus tôt, le 21 septembre 1991, son père Richard était décédé brutalement sur un terrain de basket. Nicolas, alors âgé de deux ans, se trouvait dans les tribunes.
Une date restée au centre de son histoire
Cette disparition a évidemment marqué toute sa relation au basket. Son père pratiquait lui aussi ce sport et Batum a expliqué à plusieurs reprises que cette scène constituait l’un de ses très rares souvenirs de lui.
Trente-cinq ans plus tard jour pour jour, Nicolas Batum a donc choisi de mettre lui-même fin à sa carrière, mais cette fois selon ses propres conditions. L’idée est forte : son père n’avait jamais pu décider de la manière dont son histoire avec le basket s’arrêterait. Lui a eu cette possibilité.
C’est également ce qui donne une dimension particulière à la présence de son fils dans la vidéo. Batum ne parle pas uniquement de basket. Il explique surtout qu’après toutes ces années passées à voyager, s’entraîner et jouer, il veut désormais rentrer chez lui et profiter de sa famille.
De son père à son fils
Le symbole devient presque parfait. En 1991, Batum était l’enfant assis dans les tribunes. En 2026, il est le père assis à côté de son propre fils pour lui expliquer pourquoi il décide de s’arrêter.
Entre les deux, il y a eu une carrière immense. Dix-huit saisons en NBA, 1 205 matches de saison régulière, Portland, Charlotte, Philadelphie et les Clippers. Avec la France, il a remporté sept médailles internationales, dont le titre européen en 2013 et deux médailles d’argent olympiques.
Il restera également associé à l’une des actions les plus célèbres de l’histoire récente des Bleus : son contre dans les dernières secondes face à la Slovénie lors de la demi-finale olympique de Tokyo, qui avait envoyé la France en finale.
Une retraite qui dépasse largement le basket
Les chiffres racontent la carrière. La date choisie raconte davantage l’homme.
Nicolas Batum aurait pu annoncer sa retraite au terme de son dernier match, au début de l’été ou au moment de la reprise NBA. Il a préféré attendre le 21 septembre et revenir là où tout avait commencé.
Trente-cinq ans après avoir vu la carrière de son père s’arrêter sans qu’il puisse le choisir, Nicolas Batum a décidé de refermer la sienne exactement le même jour. Mais cette fois, avec son fils à ses côtés.
