Alcaraz n’en peut plus : à 23 ans, il veut déjà lever le pied…

Carlos Alcaraz vient seulement de revenir après quatre mois loin des courts. Pourtant, l’Espagnol réfléchit déjà à réduire son calendrier. Le problème n’est pas son envie de jouer mais le rythme imposé aux meilleurs joueurs : Alcaraz juge le programme actuel « impossible » et considère désormais que disputer moins de tournois pourrait être indispensable pour protéger sa carrière.

À seulement 23 ans, Carlos Alcaraz devrait théoriquement se trouver dans une période où son corps lui permet d’enchaîner.

La réalité est beaucoup moins simple.

L’Espagnol vient de traverser une absence de quatre mois et la multiplication des blessures sur le circuit l’interroge désormais directement sur la manière dont il doit organiser ses saisons.

Son constat est radical : le calendrier actuel ne peut pas continuer ainsi.

« Impossible » de tout jouer

Entre les tournois du Grand Chelem, les Masters 1000, les compétitions par équipes et les autres rendez-vous obligatoires ou fortement recommandés, les meilleurs joueurs disposent de très peu de véritables périodes de récupération.

Alcaraz envisage donc de sélectionner davantage ses apparitions.

L’idée n’est pas de délaisser les grandes compétitions mais au contraire de pouvoir y arriver dans de meilleures conditions physiques. Après plusieurs saisons extrêmement intenses, la préservation du corps devient déjà une partie centrale de sa stratégie.

Quatre mois d’arrêt ont changé la réflexion

Son retour rend cette prise de position encore plus significative.

Alcaraz dispute actuellement seulement son deuxième tournoi depuis une interruption de quatre mois. Vendredi, il a participé à la victoire européenne en double avec Jakub Mensik en Laver Cup, face à Taylor Fritz et Alexander Bublik.

Le plaisir était visible et l’Espagnol assume d’ailleurs apprécier particulièrement les compétitions par équipes.

Mais derrière le sourire, le problème reste entier.

Les stars commencent à choisir

Le tennis moderne se retrouve confronté à une contradiction difficile à résoudre.

Les organisateurs souhaitent réunir les meilleurs joueurs le plus souvent possible. Les joueurs, eux, constatent que vouloir répondre à toutes les sollicitations augmente mécaniquement les risques physiques.

Alcaraz possède encore une immense partie de sa carrière devant lui.

C’est justement pour cette raison qu’il envisage déjà de dire non plus souvent.

À 23 ans, l’un des visages du tennis mondial a compris qu’accumuler les tournois n’était peut-être plus la meilleure manière d’accumuler les titres.

Vincent Rivor
Journaliste sportif depuis plus de quinze ans, Vincent Rivor a couvert l’actualité du sport et notamment du football pendant l’essentiel de sa carrière. Ancien responsable éditorial dans un média sportif national, il apporte aujourd’hui son expérience à SportsXpress, avec une attention particulière portée au football français et international, mais aussi aux autres grandes actualités sportives.