Harry Kane réclame que Michael Olise assume son expulsion contre Viking. Mais le directeur sportif du Bayern insiste, lui, sur la provocation adverse. Derrière le carton rouge, le club doit trouver la bonne manière de protéger son joueur sans excuser son geste.
Michael Olise a laissé le Bayern à dix après avoir envoyé le ballon au visage de Zlatko Tripic, le 13 octobre à Stavanger. Déjà averti, le Français a reçu un deuxième carton jaune. Les Munichois, qui avaient renversé la rencontre pour mener 3-2, ont finalement concédé l’égalisation. Mais les réactions au sein du club racontent davantage qu’une soirée européenne ratée.
Kane réclame une prise de responsabilité
Interrogé par Prime Video, Harry Kane a demandé à son coéquipier de tirer les conséquences de son erreur. Sur Canal+, l’Anglais a également estimé que le deuxième avertissement était mérité. Son message porte sur la responsabilité individuelle : une réaction d’humeur peut pénaliser toute l’équipe. Le statut et le talent d’Olise ne changent rien à cette exigence.
Vincent Kompany a lui aussi recadré son joueur. L’entraîneur considère que le Français s’est laissé entraîner dans une situation inutile. Pour le Bayern, l’enjeu dépasse donc la sanction arbitrale. Il s’agit d’éviter qu’un adversaire puisse neutraliser l’un de ses principaux atouts en le faisant sortir de son match.
Le club défend aussi son joueur
Max Eberl adopte cependant un autre angle. Le directeur sportif reproche à Tripic d’avoir délibérément provoqué Olise et estime que le Bayern est tombé dans le piège. Il ne conteste pas l’erreur du Français, mais refuse de la raconter sans son contexte. Le consultant Christoph Kramer, sur Prime Video, a également expliqué comprendre l’agacement du joueur, tout en condamnant sa réaction.
Ces prises de parole ne prouvent pas une fracture dans le vestiaire. Elles montrent deux réponses possibles au même incident : exiger une correction et maintenir un soutien public. Une éventuelle sanction financière a été évoquée auprès d’Eberl, sans décision annoncée dans les déclarations rapportées. Olise doit désormais retenir la leçon ; le Bayern, lui, doit réussir à la lui faire passer sans transformer une erreur en affaire durable.
