Carlos Alcaraz ne veut plus revivre certaines nuits complètement folles imposées aux joueurs en Grand Chelem. Après avoir terminé son quart de finale de l’US Open contre Ben Shelton à 3h33 du matin, l’Espagnol demande désormais la disparition des matches programmés beaucoup trop tard. Une prise de position qui relance un débat récurrent dans le tennis moderne.
Le problème ne date pas de cette saison. Roland-Garros, l’US Open ou encore l’Open d’Australie ont régulièrement vu certaines rencontres s’achever au cœur de la nuit.
Alcaraz vient toutefois d’en faire personnellement l’expérience dans des proportions extrêmes. Son quart de finale contre Shelton a duré 4h28 et s’est terminé à 3h33, devenant le match achevé le plus tard dans l’histoire de l’US Open.
Quelques semaines plus tard, le numéro 3 mondial ne cache plus son opinion.
« Ce n’est pas sain »
Pour Alcaraz, le problème dépasse le simple confort des joueurs.
Une rencontre terminée au milieu de la nuit signifie récupération retardée, sommeil perturbé et préparation du tour suivant beaucoup plus compliquée. Les joueurs doivent également assurer leurs obligations d’après-match avant de pouvoir réellement quitter le stade.
L’Espagnol estime donc que les organisateurs doivent fixer des limites empêchant les rencontres de s’étirer aussi tard.
Un problème que le tennis traîne depuis des années
La difficulté vient notamment de la multiplication des sessions nocturnes, devenues extrêmement importantes commercialement pour les tournois et les diffuseurs.
Les affiches les plus prestigieuses sont souvent placées en soirée. Un premier match très long peut alors repousser le suivant jusqu’à des horaires absurdes.
Alcaraz ne réclame pas la disparition du tennis de nuit. Il souhaite que le système empêche simplement les joueurs de terminer au petit matin.
Après une fin de match à 3h33, difficile de lui reprocher de soulever la question.
