Zidane : Les Bleus, oui, mais pas question de lâcher Adidas !

Zinédine Zidane aurait renoncé aux primes d’image versées au sélectionneur de l’équipe de France. Un choix qui lui permettrait de limiter certaines obligations commerciales. Car en acceptant les Bleus, l’ancien numéro 10 n’a pas abandonné ses propres partenaires. À commencer par Adidas.

Le salaire de Didier Deschamps, mais un contrat différent. Les informations dévoilées ce mardi sur la rémunération de Zinédine Zidane font apparaître un arrangement particulier avec la Fédération française de football. Le nouveau sélectionneur percevrait 300 000 euros brut par mois de salaire fixe, comme son prédécesseur. En revanche, il aurait renoncé aux primes liées à l’exploitation de son image avec les Bleus.

Cette différence aurait une contrepartie très concrète : moins d’engagements auprès de certains partenaires de la Fédération. Zidane est arrivé avec ses propres contrats publicitaires. Et sa nomination n’a pas effacé trente années de collaboration avec Adidas, concurrent de Nike, l’équipementier de l’équipe de France.

Zidane avait prévenu dès sa présentation

Le sujet avait été abordé dès le 28 juillet, lors de sa présentation officielle. L’ancien entraîneur du Real Madrid avait alors confirmé qu’il conserverait son partenaire historique. « Je ne vais pas laisser mon sponsor », avait-il expliqué. Une position assumée devant Philippe Diallo, qui avait lui-même précisé les conditions de cette cohabitation.

Pendant les rassemblements, Zidane porte les vêtements Nike de la sélection. Pour les chaussures, le président de la FFF lui avait laissé le choix, en raison de leur caractère technique. En dehors de ses fonctions, le champion du monde 1998 peut poursuivre sa relation avec Adidas. Les deux activités avaient donc été distinguées avant même son premier match sur le banc français.

Le renoncement aux primes d’image, rapporté ce mardi, apporterait une autre pièce à cet accord. Il permettrait au sélectionneur de préserver ses engagements personnels sans reprendre à l’identique le dispositif commercial de Deschamps.

Des primes plus élevées dans les grands tournois

Zidane n’aurait toutefois pas tiré un trait sur toutes les primes. Son contrat prévoirait des récompenses plus importantes lors des grandes compétitions, notamment l’Euro et la Coupe du monde. Les montants et les conditions précises de versement n’ont pas été rendus publics.

Impossible, dès lors, de conclure qu’il gagnera moins que Deschamps. Une partie de sa rémunération aurait simplement été organisée autrement, avec davantage de poids donné aux grands rendez-vous sportifs.

Pour la Fédération, l’accord permettrait de faire travailler ensemble le sélectionneur et ses partenaires sans demander à Zidane de rompre avec les siens. Le prochain enjeu sera très concret : les opérations commerciales auxquelles il participera effectivement avec les Bleus.

Mathieu Radurot
Journaliste sportif depuis quatre ans, Mathieu Radurot est spécialisé dans l’actualité du football et du rugby. Passionné de sport sous toutes ses formes, il suit également de près le cyclisme et la natation.