L’OM veut retrouver le siège laissé vacant par Pablo Longoria au sein de l’association des clubs européens. Stéphane Richard est candidat, mais Olivier Létang vise la même place. Cette élection se joue dans une organisation présidée par Nasser Al-Khelaïfi. Un cadre particulier pour le successeur de Longoria, alors que Frank McCourt a pris ses distances avec le patron du PSG.
Le départ de Pablo Longoria n’a pas seulement changé l’organigramme de l’OM. Il a aussi laissé une place à prendre dans les instances européennes. Stéphane Richard souhaite désormais la récupérer au conseil d’administration d’European Football Clubs, l’ancienne ECA, dont l’assemblée générale se tient à Copenhague du 28 au 30 septembre.
Le président marseillais ne bénéficie cependant d’aucune succession automatique. Olivier Létang, son homologue de Lille, est également candidat. Le vote annoncé pour ce mardi doit départager deux dirigeants aux parcours très différents, avec un même objectif : entrer dans le cercle où les clubs discutent des grandes décisions du football européen.
Lille veut empêcher une succession entre Marseillais
Richard peut mettre en avant son expérience internationale acquise dans les télécommunications, notamment à la présidence de la GSMA. Létang dispose, lui, d’un réseau construit depuis une quinzaine d’années dans le football européen. Le président lillois s’appuie aussi sur les résultats de son club et sa présence régulière dans les compétitions continentales.
La concurrence est décrite comme courtoise. Aucun affrontement personnel entre les deux candidats n’est documenté. Mais une victoire lilloise aurait une conséquence directe pour Marseille : le siège occupé par Longoria sortirait du giron olympien.
L’enjeu dépasse les invitations aux réunions. L’association intervient sur l’accès aux compétitions, le calendrier international, les transferts et la réglementation financière. Elle participe également à la commercialisation des compétitions européennes de clubs. Pour l’OM, disposer d’un représentant au conseil permettrait de défendre ses positions au moment où ces dossiers se préparent.
Al-Khelaïfi, un président incontournable
Cette candidature comporte aussi une dimension parisienne. L’organisation est présidée par Nasser Al-Khelaïfi, avec lequel Longoria entretenait de bonnes relations. Le contexte a évolué depuis : Frank McCourt a rompu avec le patron du PSG sur plusieurs dossiers du football français.
Cela ne signifie pas qu’Al-Khelaïfi soutient Létang contre Richard. Aucune préférence publique ne permet de l’affirmer. Mais le président marseillais cherche bien à s’installer dans une instance dirigée par un homme dont son propriétaire s’est éloigné.
S’il est élu, Richard devra donc défendre l’OM tout en travaillant dans ce cadre commun. S’il échoue, Marseille perdra une occasion de conserver l’une des positions européennes obtenues sous Longoria.



