Hamilton : derrière son numéro 44, une voiture de famille et un kart d’occasion

Le 44 est devenu indissociable de Lewis Hamilton. Son origine est pourtant très éloignée des grandes opérations commerciales de la Formule 1. Elle remonte à un premier kart acheté d’occasion et à une décision de son père.

Avant d’être un signe de reconnaissance sur les circuits, le 44 a été une solution trouvée pour une première course. Lewis Hamilton a raconté que son père avait acheté un vieux kart, déjà passé entre les mains de plusieurs familles, puis l’avait remis en état. Au moment d’engager son fils, il fallait choisir un numéro. Anthony Hamilton s’est inspiré de l’immatriculation de sa propre voiture, qui comportait « F44 ».

Un souvenir qu’il peut enfin retrouver en F1

Le jeune Lewis conserve ce numéro pendant plusieurs années en karting. Son arrivée en Formule 1 ne lui permet toutefois pas de l’utiliser immédiatement : les règles d’attribution sont alors différentes. Lors de sa première saison chez Mercedes, en 2013, Hamilton court ainsi avec le numéro 10.

Le changement intervient en 2014. Les pilotes peuvent désormais choisir un numéro permanent, destiné à les accompagner au fil de leur carrière. Hamilton saisit cette possibilité pour retrouver le 44 de ses débuts. Le choix relie directement sa nouvelle période chez Mercedes aux premières courses organisées avec son père.

Même le numéro 1 ne l’a pas remplacé durablement

Un champion du monde peut utiliser le numéro 1 la saison suivante. Pendant ses années de titres avec Mercedes, Hamilton a pourtant conservé le 44 comme numéro de course. Cette fidélité a renforcé une association que les victoires ont rendue immédiatement identifiable.

L’histoire contient aussi un détail révélateur : le numéro n’avait pas été imaginé pour une future star de la F1. Il avait été choisi pour inscrire un enfant à une course de kart. Les succès sont arrivés ensuite, donnant une dimension mondiale à deux chiffres aperçus sur une voiture familiale.

Mathieu Radurot
Journaliste sportif depuis quatre ans, Mathieu Radurot est spécialisé dans l’actualité du football et du rugby. Passionné de sport sous toutes ses formes, il suit également de près le cyclisme et la natation.