Vainqueur de son premier Monument à 20 ans, Paul Seixas a reçu un hommage révélateur de Nicolas Prodhomme. Quelques mots qui racontent le changement de statut du Français, sans préjuger de la suite de sa carrière.
« Bravo gamin. Non, Monsieur maintenant. » Nicolas Prodhomme a corrigé lui-même son hommage en retrouvant Paul Seixas après le Tour de Lombardie. Le 10 octobre, le Français a remporté son premier Monument à Côme. Dans les bras de son coéquipier, la victoire a pris la forme d’un changement de regard.
La formule résume un cap réellement franchi. Seixas ne possède plus seulement un potentiel qui nourrit les projections. Il a gagné l’une des cinq classiques les plus prestigieuses du calendrier, à un âge rarement associé à ce niveau de réussite.
Un record qui remontait à la première édition
À 20 ans et 16 jours, Seixas est devenu le plus jeune vainqueur de l’histoire de la Lombardie. Le précédent record appartenait à Giovanni Gerbi, qui avait gagné la première édition en 1905 à 20 ans et cinq mois. Il aura donc fallu attendre plus d’un siècle pour voir un coureur plus jeune s’imposer.
Ce repère historique donne une dimension particulière à son succès. Il ne prouve pas que Seixas dominera le cyclisme pendant les prochaines années. Il établit en revanche sa capacité à gagner, dès maintenant, une grande classique face à des adversaires expérimentés.
Le travail collectif derrière le changement de statut
Après l’arrivée, Seixas a insisté sur l’effort de ses équipiers. Il a expliqué avoir eu les jambes nécessaires pour récompenser leur travail. Il a également raconté avoir fait de la Lombardie un objectif après les Mondiaux.
Son succès s’est construit avec cette équipe, avant de se conclure en solitaire. L’hommage de Prodhomme vient précisément de l’un de ceux qui l’ont accompagné. Il ne promet ni un prochain Tour de France ni une succession automatique à Pogacar. Il reconnaît simplement qu’entre le départ et l’arrivée à Côme, le jeune leader a ajouté une preuve majeure à son talent.



