Seixas peut devenir champion du monde à 20 ans : Evenepoel vient de lui tendre un piège…

Paul Seixas disputera ce dimanche à Montréal la course la plus importante de sa jeune carrière. À seulement 20 ans, le Français est devenu l’un des hommes capables de décrocher le maillot arc-en-ciel en l’absence de Tadej Pogacar. Mais Remco Evenepoel a parfaitement compris la stratégie dont Seixas aurait besoin : le Belge prévient qu’il ne fera surtout pas le travail à sa place.

Une semaine a suffi pour changer encore un peu plus le statut de Paul Seixas.

Dimanche dernier, le Français décrochait le bronze du contre-la-montre mondial derrière Remco Evenepoel et Filippo Ganna. Une performance déjà immense à son âge.

Aujourd’hui, il ne se présente plus au départ de la course en ligne comme un jeune homme venu apprendre.

La France veut gagner avec lui.

Toute l’équipe de France pour Seixas

Thomas Voeckler a construit son équipe autour de son jeune leader.

L’objectif sera notamment de rendre la course suffisamment difficile pour permettre aux qualités d’endurance de Seixas de s’exprimer et éliminer progressivement les coureurs possédant une meilleure pointe de vitesse.

Le Français assume complètement ce nouveau statut.

Après son bronze dans le chrono, il expliquait déjà espérer monter sur une autre marche du podium lors de la course en ligne.

Evenepoel a parfaitement compris le plan français

Le Belge n’a cependant aucune intention de faciliter la tâche des Bleus.

Avec Wout van Aert à ses côtés, Evenepoel estime que la Belgique possède l’avantage de pouvoir attendre. Les deux hommes disposent d’une vitesse suffisante pour ne pas être obligés de faire exploser la course très tôt.

Son message aux autres nations est donc très clair : ce n’est pas à la Belgique de durcir la course.

Autrement dit, si Seixas veut éliminer progressivement ses adversaires, la France devra elle-même dépenser de l’énergie pour le faire.

L’absence de Pogacar change complètement la course

La chute de Tadej Pogacar sur la Vuelta et la fin prématurée de sa saison ont ouvert le championnat du monde.

Evenepoel devient naturellement l’un des immenses favoris, mais Seixas, Isaac Del Toro, Wout van Aert ou encore Mathieu van der Poel disposent eux aussi d’arguments sérieux.

Le parcours montréalais propose près de 4 000 mètres de dénivelé sur plus de 270 kilomètres.

Une course suffisamment dure pour créer d’immenses écarts.

À 20 ans, Seixas va donc découvrir quelque chose de complètement nouveau : prendre le départ d’un championnat du monde avec une sélection française organisée pour le faire gagner.

Et avec le favori belge qui l’attend déjà au tournant.

Mathieu Radurot
Journaliste sportif depuis quatre ans, Mathieu Radurot est spécialisé dans l’actualité du football et du rugby. Passionné de sport sous toutes ses formes, il suit également de près le cyclisme et la natation.