Zinédine Zidane n’a pas attendu son premier match pour prendre une décision majeure : Kylian Mbappé restera capitaine de l’équipe de France. Un choix loin de faire l’unanimité. Daniel Riolo a même employé une formule particulièrement brutale pour décrire la place du Madrilène dans le vestiaire français : « Personne n’aime Kylian Mbappé ». Ce vendredi soir en Turquie, le nouveau sélectionneur commence donc son mandat avec un premier pari humain très fort.
Le brassard aurait pu être l’un des premiers symboles de rupture avec Didier Deschamps. Zidane a choisi exactement l’inverse.
Mbappé reste capitaine et demeure placé au centre du nouveau projet français. À 27 ans, l’attaquant du Real Madrid possède désormais une expérience considérable avec les Bleus et son statut sportif n’est évidemment pas en discussion.
Son leadership, lui, continue pourtant d’alimenter le débat.
Une accusation particulièrement violente
Daniel Riolo ne remet pas en question le niveau de Mbappé. C’est son influence à l’intérieur du groupe qui l’interroge.
L’éditorialiste estime que le capitaine n’est pas naturellement fédérateur et assure même qu’il n’est pas apprécié dans le vestiaire. Une affirmation très forte, qui intervient après plusieurs épisodes ayant déjà nourri les interrogations autour de la relation entre Mbappé et certains de ses partenaires.
Les échanges à distance avec Ousmane Dembélé autour du Ballon d’Or ont encore alimenté cette impression ces dernières semaines, même si les deux joueurs ont minimisé l’existence d’un conflit personnel.
Zidane a choisi de ne pas ouvrir le dossier
Le plus intéressant se trouve peut-être dans la réponse du nouveau sélectionneur.
Zidane aurait parfaitement pu profiter du changement d’ère pour redistribuer les responsabilités. Il a au contraire confirmé immédiatement Mbappé, avant même son premier rassemblement.
Et il a ensuite construit derrière lui une nouvelle hiérarchie avec Ousmane Dembélé, Adrien Rabiot et Jules Koundé comme vice-capitaines.
Zidane ne cherche donc pas à diminuer l’influence de Mbappé. Il semble vouloir l’encadrer.
Le brassard devient déjà un test
La stratégie peut fonctionner si les résultats suivent et si le groupe adhère à son capitaine.
Dans le cas contraire, le choix effectué par Zidane reviendra très rapidement dans le débat. Car contrairement à Deschamps, qui avait nommé Mbappé après plusieurs années à la tête des Bleus, le nouveau sélectionneur avait l’occasion de repartir entièrement de zéro.
Il a choisi de ne pas le faire.
Avant même son premier coup d’envoi comme sélectionneur, Zidane a donc envoyé un message extrêmement clair : son équipe de France sera construite avec Mbappé au centre du projet, pas contre lui.
