L’absence de la France du calendrier de la Formule 1 continue de faire parler, et notamment chez les pilotes tricolores eux-mêmes. Alors que le Grand Prix de France n’a plus figuré au calendrier depuis 2022, Esteban Ocon a dévoilé une idée pour le moins originale afin de faire revenir la discipline dans l’Hexagone : organiser une course en plein cœur de la capitale.
Le rêve parisien d’Esteban Ocon
Dans un entretien publié par le magazine Autosport début août, le pilote français s’est dit favorable à l’organisation d’un Grand Prix urbain en France, avec une préférence assumée pour Paris. « Je pense qu’un Grand Prix de Paris serait incroyable. C’est assurément une course dont je rêverais, ou dans le Sud, à Nice ou ailleurs, ce serait quelque chose de vraiment spécial », a-t-il confié. Esteban Ocon est même allé plus loin en imaginant précisément le tracé d’une telle course, autour de l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale. « Autour de l’Arc de Triomphe, ce serait génial. On pourrait faire la course sur ce revêtement, on le rendrait un peu plus dur et on verrait ce que ça donne. Ce serait vraiment incroyable », a-t-il détaillé, laissant transparaître un véritable enthousiasme pour ce projet.
Un précédent existe déjà avec la Formule E
Pour étayer son propos, le pilote français s’est appuyé sur un exemple concret : celui de la Formule E, qui a déjà organisé quatre ePrix à Paris sur un circuit installé autour des Invalides entre 2016 et 2019. « Je sais que la Formule E l’a déjà fait. Donc si on fait pression, c’est possible. Rien n’est impossible. C’est juste une question de volonté. J’espère que les politiciens français vont enfin m’écouter », a-t-il ajouté, appelant clairement les autorités françaises à se saisir du dossier. Depuis la création du championnat du monde de Formule 1, sept circuits français ont accueilli un Grand Prix, Magny-Cours et le circuit Paul-Ricard ayant été les deux derniers en date à figurer au calendrier au XXIe siècle. Esteban Ocon connaît d’ailleurs bien cette histoire puisqu’il a lui-même disputé trois Grands Prix de France, tous au Paul-Ricard : un abandon en 2018, une 14e place en 2021, puis une 8e place en 2022, sa seule édition à domicile où il est parvenu à inscrire des points. Reste à savoir si cette idée, aussi séduisante soit-elle sur le papier, trouvera un écho favorable auprès des décideurs politiques et sportifs français dans les années à venir.



