Quatrième de son premier Tour de France, Paul Seixas avait subi une nouvelle chute juste avant le départ à Barcelone. Son père explique pourquoi l’incident avait été caché. Il raconte aussi une difficulté moins visible que les blessures : la fatigue mentale des dernières étapes.
Le premier Tour de France de Paul Seixas avait commencé avec une inquiétude restée confidentielle. Dans un témoignage accordé à L’Équipe et repris le 13 octobre, son père Emmanuel révèle une chute survenue la veille du contre-la-montre par équipes de Barcelone. Le jeune coureur avait glissé sur des rails de tramway. Des plaies s’étaient rouvertes, alors qu’il avait déjà connu un épisode difficile en juin.
Ne pas donner d’indication aux adversaires
« Cela a été caché pour ne pas prévenir les adversaires », explique Emmanuel Seixas. Le silence avait donc une raison sportive : ne pas exposer une fragilité avant le début de l’épreuve. Son père décrit un moment pénible, mais assure que Paul était physiquement prêt. Il estime également que cet incident n’a pas modifié son résultat final.
Cette précision compte. Elle ne permet pas de réécrire sa quatrième place en imaginant un podium perdu à cause de la chute. Elle révèle plutôt une difficulté supplémentaire dans la préparation. Derrière le classement, Seixas avait dû prendre le départ avec un épisode que le public ne connaissait pas.
Le corps tenait, la tête commençait à fatiguer
La suite du Tour a posé un autre problème. Emmanuel Seixas raconte que son fils s’est mis à craindre une chute provoquée par les spectateurs dans les ascensions. L’appréhension a augmenté après la deuxième semaine. Les derniers jours, selon son père, ont été particulièrement éprouvants mentalement.
Ce récit apporte une autre lecture de son premier passage sur la Grande Boucle. Tenir trois semaines demande aussi de gérer une exposition et une tension inhabituelles. Son récent succès au Tour de Lombardie ne supprime pas cet apprentissage. Et si gagner le Tour reste son rêve, son père rappelle lui-même l’ampleur du chemin : une ambition immense ne devient pas une certitude après une saison réussie.


